On se fait des toiles ? Bilan cinéma de 2021

Bonjour à tous ! Cela fait longtemps, n’est-ce pas ? Oui, depuis septembre 2019. Le temps passe. Pourtant, je ne suis pas resté sans rien faire depuis, oh que non ! Jeux, expositions, voyages… J’ai réfléchi à quantité d’articles que j’aurais voulu écrire ici (et que j’écrirai bel et bien pour certains un jour), mais je n’arrivais plus à m’y mettre. Je me mettais tout le temps une pression imaginaire. Mais il est temps de s’y remettre un peu ! À l’occasion de cette nouvelle année qui commence, et des quatre bougies du blog qui ont été fêtées il y a quelques jours à peine. Mais au fait, bonne année 2022 à tous !

Comme vous avez dû le voir sur le titre de cet article, j’ai décidé de revenir en douceur. En 2021, j’ai vu pas mal de films au cinéma, dès lors que les salles obscures étaient de nouveau ouvertes. J’ai conservé jusque-là la quasi-intégralité des tickets de mes séances. Aussi ai-je décidé de vous faire un rapide bilan de toutes mes découvertes cinématographiques de l’an passé, en écrivant quelques phrases sur chacune d’entre elles, selon mon inspiration du moment et leur ordre de visionnage. Bonne lecture à tous !

Le Dernier Voyage

Un film de science-fiction français, voilà qui est rare. Quand on est amateur du genre, on ne peut qu’être intrigué. Mais si l’univers dystopique et désespéré rétro-futuriste avait de quoi intriguer, le scénario et son parallèle métaphysique entre les relations d’une famille et le destin de la Terre suite à la catastrophe écologique n’auront pas réussi à m’accrocher. Pourquoi la science-fiction française doit-elle toujours être si prétentieuse ?

Le Discours

La bande-annonce et l’adaptation d’une œuvre de Fabcaro avaient de quoi intriguer, et Benjamin Lavernhe reste un très sympathique acteur toujours impeccable dans ses rôles. Finalement, la sauce ne prend pas vraiment. Quelques effets de mise en scène, une ou deux scènes un peu plus vraies, mais rien de mémorable, et surtout, ni de si drôle.

Benedetta

Virginie Efira semble partout au cinéma depuis quelques mois, et il est certain qu’elle sait bien jouer. On ne s’attendait certainement pas à la retrouver dans un film historique de Paul Verhoeven, à la violence et l’ambiance torturée dont il a le secret. Le réalisateur maîtrise parfaitement son art, c’est certain ; en cela, le film est réussi. Mais je suis bien incapable de dire si je le recommanderais ou non !

In the Heights (D’où l’on vient)

Le sachiez-vous ? J’aime bien les comédies musicales. Et celle-ci m’a clairement emballé, grâce à ses chansons si efficaces de Lin-Manuel Miranda, l’énergie de ses chorégraphies et acteurs. Bien sûr, on pourrait facilement s’en moquer comme d’un petit film de danse de plus, mais non, heureusement, que ce soit par sa mise en scène ou ses thématiques, l’œuvre nous offre tout de même bien plus que cela, même si elle n’est pas parfaite.

In the Heights

Annette

Le sachiez-vous ? J’aime les comédies musicales, mais pas quand les chansons sont globalement ratées. Le film du Leos Carax est indéniablement poseur, alors que l’on ne comprend pas forcément où le réalisateur veut en venir, surtout de part un certain choix de mise en scène que je ne révèlerais pas ici. Jusqu’à la fin, j’ai pensé ne pas aimer du tout ce film. Puis soudain, la scène finale, avec sa chanson magistrale, qui donne enfin un sens à tout le reste. Certes, c’est pour ces moments de grâce que j’aime le cinéma, mais était-ce bien nécessaire de s’infliger tout ce qui précédait ? Bon, dans tous les cas, je ne saurais nier qu’Adam Driver est un grand acteur !

Jungle Cruise

Après Pirate des Caraïbes, Disney s’est inspiré d’une autre de ses attractions classiques de ses parcs pour nous proposer un nouveau film d’aventure à l’ancienne. L’hommage à l’attraction y est ici plus appuyée et maligne et le duo Dwayne Johnson – Emily Blunt charmant. En revanche, si l’aventure est efficace, le film sera aussitôt oublié une fois sortie de la salle ! Un sympathique film popcorn en somme.

The Suicide Squad

Après le four du film Suicide Squad de 2016 (pour moi, celui-ci n’était ni bon ni mauvais, il était terriblement sans intérêt, et rien n’est pire que l’indifférence), nous voilà reparti pour un reboot avec James Gunn aux commandes, gage de meilleure qualité. J’ai bien aimé cette nouvelle proposition autour de la bande d’anti-héros ! L’action y est souvent efficace, n’hésitant pas à faire exploser certains personnages en gerbes de sang dans une surenchère évidente. Le film propose plein de petites idées de mise en scène et le personnage d’Harley Quinn est enfin bien exploité sans besoin d’hypersexualisation gratuite. Certes, Gunn ne fait que réemployer la formule de ses Gardiens de la Galaxie, de manière plus trash, mais elle marche.

Kaamelott volet 1

Alors là, alors là… Assurément, le pire film de l’année pour moi. Rien n’allait : l’humour aux abonnés quasi-absents, le mixage sonore lamentable, mais lamentable. Quel plaisir d’entendre des gueulards beugler constamment dans nos oreilles pendant deux heures… Quant aux scènes de flash-back sur la jeunesse d’Arthur, n’en parlons même pas : elles sont d’une confondante niaiserie. J’aime bien la série, à petite dose. Mais Astier n’est clairement pas fait pour la réalisation cinématographique ! C’est un gigantesque NON.

Free Guy

Depuis combien de temps n’a-t-on pas vu une nouvelle proposition dans la pop culture par les studios américains ? Beaucoup trop longtemps, nous sommes bien d’accord. Cela fait du bien un peu de sang neuf. Bien sûr, le film s’apprécie encore plus pour les amateurs de jeux vidéo tels que moi, mais même au-delà de cela, il est avant tout drôle et fun. Dommage toutefois qu’il n’aille pas jusqu’au bout de sa réflexion quant à l’absence de prise de risque d’une industrie des loisirs qui tourne en rond avec des licences doudous, en cédant malgré tout aux sirènes du fan service. Mais c’est pas grave, va, tu m’a quand même fait passer un bon moment, Free Guy !

Délicieux

Petit film historique français qui ne paye pas de mine, avec Isabelle Carré, une actrice que j’aime beaucoup. Il y est ici question de bonne chère, d’abolition des privilèges et d’égalité des hommes, à travers l’histoire de la création du premier restaurant à l’aube de la Révolution Française. Un film qui donne faim, avec une belle équipe d’acteur. Mineur, mais fort agréable.

Drive my car

L’adaptation d’une nouvelle de mon auteur japonais fétiche, Haruki Murakami. Pour la petite anecdote, je connais si bien le style de l’écrivain, que j’avais l’impression de me retrouver face à l’un de ses romans lors de la découverte de sa bande-annonce, avant d’apprendre qu’il s’agissait bien d’une adaptation de l’auteur. Mais surtout, Drive my car est un grand film sur le deuil, avec des personnages magnifiques. Il fait partie de ces rares chefs-d’œuvre qui prouvent qu’il est tout à fait possible de faire du grand art en prenant tout son temps, sans être rébarbatif ou rasoir, car aucune scène n’est ici inutile.

Drive my car

Dune

L’évènement science-fiction de l’année 2021. Le retour au cinéma de la saga la plus célèbre du 20e siècle pour le genre, un monument. Oui, mais moi, je suis un peu stupide parfois : j’étais persuadé, au regard de la bande-annonce, que le film de Denis Villeneuve présenterait l’intégralité du premier livre, tout comme le film de David Lynch. Que nenni, Chat Flâneur, tu aurais dû mieux te renseigner, ici, tu ne trouveras que la première moitié ! Les bandes-annonces se sont jouées de toi. Mes attentes et ma surprise ont donc joué sur mon plaisir face au film. Je dois préciser que j’avais lu les romans, il y a fort longtemps, et vu le film de Lynch par ailleurs.
En fait, je suis bien incapable de dire si j’ai aimé cette nouvelle proposition ou non. J’attends de voir le deuxième volet avant de m’exprimer. Je reconnais toutefois une chose au film : il aura fait découvrir à tout un pan du public cet univers forcément captivant quand on ne le connaissait pas jusque-là. Par contre, Hans Zimmer, ça ne te dirait pas de réduire un peu le volume sonore de ta musique ? Et de garder le doigt appuyé un peu moins longtemps sur les touches de tes orgues ? J’ai bien compris que tu cherchais à écraser tes spectateurs, comme Arrakis écrase ses indésirables. Mais tout de même…

Boîte noire

Un petit thriller français dans l’univers de l’aviation civile, dont la bande-annonce avait de quoi intriguer. Ce n’est pas tous les jours que l’on nous propose un scénario autour du Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile. Malheureusement, si les débuts sont prometteurs, le film s’écroule comme un château de cartes au fur et à mesure, face à l’imbécilité de ses révélations. Que cela reste insupportable quand tous les personnages d’une histoire sont liés au forceps… Quelle facilité scénaristique affligeante, d’autant plus étonnante dans un film avec, semblait-il, une certaine prétention technique et réaliste.

Mourir peut attendre

Le voici, le voilà, le dernier volet de la série des James Bond campé par Daniel Craig. Celui qui, assurément, met définitivement un terme à cette période bondienne. Si le grand méchant s’avère ici globalement raté, tant ses motivations sont stériles, j’ai globalement bien apprécié cet opus, qui ose mettre un coup de pied dans la fourmilière de la mythologie 007. Pour tout dire, même Léa Seydoux, qui a généralement tendance à m’irriter, m’a paru crédible dans son rôle. Et je ne rechigne jamais à de jolis plans tournés en Italie !

Le Dernier Duel

Qu’on le veuille ou non, même si depuis quelques années, ses créations semblent moins rencontrer le succès critique, Ridley Scott reste à mes yeux un grand du cinéma hollywoodien, à la réalisation et aux décors historiques toujours grandioses. Le film va même plus loin. Si le réalisateur remplit tout son cahier des charges habituel, il parvient à travers ce nouveau film historique inspiré là encore d’un fait réel à parler puissamment des maltraitances faites aux femmes et à leurs luttes actuelles, en s’appuyant sur l’effet Rashomon, certes, moins original désormais, mais ô combien efficace. Un film âpre, violent aussi bien physiquement que psychologiquement, parfois véritablement glaçant, pour délivrer un propos d’une modernité évidente. Ridley Scott, du haut de ses 84 bougies, demeure un nom sur lequel compter.

Le Dernier Duel

Illusion Perdue

La bande-annonce de cette adaptation d’un roman de Balzac avait su intriguer nombre d’entre nous, par le souffle évident que semblait proposait ce film historique. Un film bien joué, où le réalisateur Xavier Giannoli semble tout construire en miroir à notre époque, afin de critiquer les médias, la politique, etc. Impossible de dire que le film est mauvais : il ne l’est pas. Cependant, je ne saurais dire pourquoi, mais au sortir de la séance, je ne pouvais m’empêcher de penser que tout cela me semblait un peu vain. Peut-être n’était-ce là que l’illustration du message transmis par Balzac dans son œuvre.

Le Sommet des dieux

Un film d’animation français, adaptation d’un manga culte par chez nous du célèbre mangaka Jirō Taniguchi, décédé quelques années plus tôt. Le film est bon, la mise en scène de qualité et le doublage français investi. Et pourtant, il échappe de peu d’être un grand film, pour deux raisons à mes yeux. La première, toute subjective : je tends à penser que, le scénario suivant des personnages japonais, l’histoire aurait gagné en immersion en ayant recours à des doubleurs nippons, d’autant qu’il est quasiment certain que la grande partie de son public soit connaisseur de ces œuvres. La seconde, un léger manque de budget qui empêche d’atteindre la qualité d’animation des films japonais, alors que ces expéditions sur les plus hauts sommets du monde inviterait au contraire à proposer des paysages grandioses.

Last Night in Soho

Un film imaginé et réalisé par Edgar Wright, le réalisteur de Scott Pilgrim, avec Anya Taylor-Joy, proposant une histoire onirique et mystérieuse entre le Londres actuelle et celui des années 60 ? Je signais tout de suite, car j’étais fort intrigué. In fine, si le propos du réalisateur n’est pas inintéressant, dénonçant l’idéalisation de périodes passées, comme avait pu le faire par exemple Midnight in Paris, ainsi que l’exploitation crade des espoirs de jeunes femmes encore trop naïves, la réalisation se fait de plus en plus maladroite, frôlant parfois la kitsch, peut-être par manque de moyens. Un peu dommage.

Spider-man No Way Home

Le fan service poussé dans ses derniers retranchements, au détriment général de l’intrigue. Bien sûr, les nombreux clins d’œil à la licence cinématographique dans sa globalité font mouche et la proposition est intéressante sur le papier. Mais à quoi tout cela sert-il si les super vilains ne sont que l’ombre d’eux-mêmes et qu’on ne vibre jamais pour ce qu’il se passe à l’écran ? Il y aurait bien plus à dire sur celui-ci, mais cela serait difficile, sans en dévoiler de nombreux moments de l’intrigue.

Sing 2 (Tous en scène 2)

Le film d’animation musicale dont j’avais besoin pour la fin d’année. S’il a perdu la surprise du premier opus, en reprenant quasiment le même scénario, il parvient toujours à faire mouche auprès de moi et à m’émouvoir, avec ses chansons, sa réalisation éclatante, ses personnages simples et attachants pour de chouettes moments d’émotion musicaux. Je ne serais pas contre une troisième bal(l)ade ! Le mystère Illumination Mac Guff à mes yeux, tant je déteste leurs autres créations.

Sing 2

Belle

Impossible pour moi de ne pas voir mon dernier film de l’année, Belle, par Mamoru Hosoda, à l’origine de mon film d’animation japonais favori, et dont j’ai vu toutes les œuvres. Malgré tout, j’y allais avec quelques craintes, car celui-ci semblait une suite spirituelle à Summer Wars, l’un des films du créateur que j’avais le moins apprécié. En effet, tous les deux présentent un univers virtuel dans lequel se déroule une partie de l’histoire, recourant alors à une animation 3D. Par ailleurs, il s’agit également ici, comme le titre peut le faire deviner, d’une relecture moderne du conte de la Belle et la Bête.
Comme je m’y attendais, je n’ai pas tout apprécié – notamment pour les scènes dans l’univers virtuel – dans cette dernière création, qui semble prendre son inspiration dans la quasi-intégralité de la filmographie de Hosoda. Pour autant, Belle a tout de même réussi à m’emporter à plusieurs moments, grâce à la profondeur inattendue de son scénario, et la force toujours indéniable du réalisateur à créer des personnes et des tranches de vie simples et touchantes. Surtout, encore une fois, une héroïne à la force de caractère évidente, marquée par une scène finale d’une puissance évocatrice rare. En prime, de manière inattendue, quelques saynètes humoristiques vraiment réussies, là où je n’attendais pas du tout le film !

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