Wizard of Legend: When Harry meets Sacha

« Alors, tu veux devenir grand magicien accompli ? » Ah mais ce ne sera pas si simple que cela, non, pas du tout ! Pour y parvenir, il va falloir affronter les épreuves du chaos et venir à bout des différents maîtres du conseil ! Bienvenue à Wizard of Legend, le dernier jeu de type rogue-lite que j’ai téléchargé. Quoi, encore un jeu de ce genre ? Ne partez pas tout de suite, cette fois je l’ai pris sur ma Nintendo Switch, c’est totalement différent, non ? Non ?

Deux choses sautent immédiatement aux yeux lorsque l’on lance sa première partie de ce jeu également disponible sur PS4, Xbox One, PC, Linux et Mac. En premier lieu, et bien évidemment, ses graphismes en pixel-art, relativement simple, mais diablement bien animés. L’autre chose, c’est son ambiance : le didacticiel prend place à travers un musée dédié aux sorciers, dans une ambiance contemporaine. Des visiteurs profitent du parcours pour découvrir les sorts et ennemis anciens à travers des simulations et autres projections holographiques. Les enfants s’ébahissent, les adultes s’enthousiasment, et on réalise vite que dans cet univers, les sorts se répartissent en 6 catégories : feu, eau/glace, terre/nature, vent, électricité et enfin chaos. Puis le musée nous fait comprendre que l’enjeu des magiciens était de parcourir les différentes épreuves du chaos afin d’être reconnus comme champions. Chacune de ces épreuves étaient liée à un des éléments, et gardé par son maître magicien dédié. Cela ne vous rappelle rien ? Moi si, étonnemment, cet univers me fait étrangement penser à celui des jeux Pokémon, avec ces attaques de différents types, et leurs maîtres dédiés. Pour une fois, nous voici dans un jeu du genre à l’ambiance très légère. Et c’est tant mieux !

Du scénario ? Il n’y en a pas plus que cela. Pour finir une partie, il va falloir venir à bout de 4 donjons, puis vaincre le dernier maître, celui du chaos. Toutefois, les choses seront loin d’être aussi faciles. Perdez tous vos points de vie, et vous aurez alors à recommencer depuis le début. Ceci est d’autant plus vrai que le jeu a tendance à vous accueillir à la dure : ici, même les ennemis les plus faibles frappent forts et peuvent vous interrompre, ce qui peut rapidement résulter en une conséquente perte de points de vie. Heureusement, vous avez bien évidemment de quoi vous défendre. Et c’est là que nous allons aborder tout le cœur du jeu : son système de combat.

Avant chaque nouvelle tentative dans les donjons, vous aurez la possibilité de vous préparer dans le hub de départ. Ceci vous permettra de faire vos choix parmi 3 catégories d’équipement. Côté avantages passifs, vous disposez de votre cape, ainsi que d’une relique à choisir parmi celles à votre disposition. Mais surtout, vous allez également devoir sélectionner votre set de sorts, répartis en 4 types :

  • un sort de base, pour des attaques au corps à corps relativement faible
  • un sort d’esquive
  • un sort spécial, généralement plus puissant et aux effets plus variés
  • un sort signature, une variation de sort spécial avec une charge dévastatrice

Lors de votre première tentative, vous ne disposez que d’un seul type de sort de base et d’esquive, et de trois, quatre spéciaux et signature. Vous serez donc relativement faible, et vos possibilités seront restreintes. La mort se fera rapidement ressentir. D’autant qu’il devient vite évident qu’en plus de pouvoir nous faire rapidement très mal, les ennemis sont bien plus résistants initialement que dans bon nombre d’autres jeux du genre. Fort heureusement, à force de parcourir les donjons, votre personnage obtient des gemmes du chaos que vous pourrez utiliser sur la place centrale afin d’acquérir de nouvelles reliques, capes et surtout, de nouveaux sorts.
Cela devient un véritable jeu de découverte dans le jeu : non seulement débloquer les nouvelles compétences et les essayer, souvent l’occasion d’un petit frissons lorsqu’on enclenche un nouveau sort puissant pour la première fois. Et bien évidemment, voir lesquelles fonctionnent le mieux en harmonie pour vous permettre d’être le/la plus efficace dans le plus de situations possibles. Maintenant, je vous laisse assimiler cette petite information : il y a plusieurs centaines de sorts à obtenir ! Une nouvelle motivation naît alors : l’enjeu est toujours de venir à bout des épreuves du chaos, ce à quoi s’ajoute l’envie de récupérer tous les sorts, un peu comme un dresseur de pokémon avide de compléter son pokédex. Je vous l’avais bien dit, il y a d’indéniables similitudes avec la célèbre licence.

Si vous ne vous aventuriez dans les épreuves qu’avec votre équipement de base, les choses demeureraient toujours compliquées. Heureusement, une seconde monnaie existe également, les pièces d’or. Celles-ci sont perdues à chaque défaite, et ne peuvent donc être utilisées que pendant une run en cours. Mais grâce aux rencontres que vous ferez très souvent aux détours de salles générées semi-aléatoirement, vous pourrez acquérir le temps de la partie de nouvelles reliques et sorts, pour arriver au final jusqu’à 6 compétences utilisables en parallèle, ainsi qu’éventuellement une septième de réserve. Et croyez-moi, posséder un ou deux sorts supplémentaires peut faire une grande différence dans votre progression.
Vos sorts de base et d’esquive mis de côté, les autres ont généralement des temps de recharge assez élevés. Ce qui peut rapidement rendre les combats difficiles, pour peu que l’on ne sache pas gérer judicieusement le timing de ses attaques. Ajoutez-en un supplémentaire, et vous avez alors la possibilité de maintenir une pression plus constante sur vos adversaires. C’est d’ailleurs l’occasion d’expliquer le fonctionnement d’un sort signature. En enchaînant les attaques, votre sorcier rempli sa charge de signature. Une fois celle-ci remplie, il peut alors déclencher sa version boostée, une attaque dévastatrice qui pourra souvent faire la différence dans les situations les plus tendues. Toutefois, cette charge de signature se vide rapidement dès que vous ne portez plus de coup. L’intérêt de pouvoir porter à un rythme régulier des attaques n’en devient alors que plus grand.

Ainsi, si le jeu aura tendance à devenir plus facile au fil de vos tentatives, cette montée en puissance ne se reposera jamais sur une simple amélioration passive des capacités de votre personnage. Ce sera bel et bien à vous de choisir le meilleur build possible parmi votre équipement, tout en restant très prudent à travers les épreuves. D’autant plus que leur difficulté augmente au fur et à mesure de la progression au sein des niveaux, alors que vous devrez faire face à des versions améliorées d’ennemis que vous connaissez déjà, disposant de compétences supplémentaires.

En plus de tout cela, impossible de ne pas mentionner un autre point fort du jeu, : sa bande originale, très largement inspirée de celles des consoles 16 bits, et qui dégage un irrésistible peps donnant envie de se jeter dans le feu de l’action. Mention toute particulière pour la musique de l’épreuve de l’air. Quel plaisir de voir qu’un jeu indé de 2018 peut proposer des sons dignes des plus grandes productions de l’époque SNES !

Au fait, étiez-vous par hasard à la recherche d’un jeu dont vous pourriez profiter à deux sur votre canapé ? Cela tombe bien, puisque Wizard of Legend propose de jouer en duo local. En coopération, les joueurs parcourent les épreuves ensemble, chacun pouvant choisir à sa guise son build en début de partie parmi tous les éléments débloqués aussi bien en solo qu’à deux. En outre, le jeu parvient tout de même à équilibrer la difficulté par rapport à une partie seule : si un joueur tombé en combat à la possibilité de revenir en jeu une fois que son partenaire aura vaincu suffisamment d’ennemi, en contrepartie, les ennemis seront plus nombreux. Difficulté supplémentaire à prendre en compte : les sorciers n’auront pas la possibilité de se séparer pour partir chacun de leur côté d’un donjon. Il convient alors de se montrer prudent au cœur d’une bataille, pour peu que les deux n’arrivent pas à se synchroniser correctement.
En marge des épreuves, un mode compétitif est également disponible, en arène fermée. L’occasion de voir quel magicien aura fait le meilleur choix de sorts, et saura en faire le meilleur usage pour venir à bout de son rival en premier. Sans compter l’effet chaotique provoqué par l’apparition de cartes de sort supplémentaire sur le terrain en pleine partie.

Wizard of Legend s’avère donc définitivement un petit jeu très sympathique et accrocheur. Seule ombre au tableau, quelques petits défauts propre à la version Switch : des textes trop petits pour être facilement lisibles lors d’une partie en mode portable, ainsi qu’un placement des sorts supplémentaires sur les touches L et R peu judicieux sur les joy con. Les doigts se placent plus naturellement sur les touches ZL et ZR. Pris dans l’urgence d’un combat, leur utilisation peut alors s’avérer peu commode.
Pour autant, le jeu reste une bonne pioche, pour peu que l’on soit prêt(e) à investir plusieurs heures face à une difficulté assez relevée. Heureusement, le plaisir manette en main s’avère suffisamment fort pour enchaîner rapidement les tentativs. Sans compter l’appât du gain de nouveaux sorts et équipements potentiels. Un rogue-lite qui était un peu passé entre les radars, et sur lequel je suis donc ravi d’avoir l’occasion de braquer les projecteurs aujourd’hui, afin de rendre hommage à la création de l’équipe de Contingent99.

P.S. : malheureusement je n’ai pas réussi à transférer mes captures d’écran du jeu sur mon ordinateur. Les images de cet article ne sont dont pas les miennes, à la différence des autres articles.

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