Espèces en voie d’illumination : quand la nature brille

Tiens, une exposition vespérale et en extérieur ? Voilà qui n’est pas du tout banal à Paris ! C’est au Jardin des Plantes que nous devons ce joli projet : Espèces en voie d’illumination, une déambulation nocturne du 16 novembre au 15 janvier. Je suis enfin allé la parcourir la semaine dernière, une période plus calme après les vacances de fin d’année et leur foule familiale. D’autant qu’elle a joui d’un grand succès.

Alors plus concrètement, de quoi s’agit-il ? D’une promenade à travers l’artère centrale du Jardin, puis dans sa ménagerie, afin de découvrir une cinquantaine d’espèces animales représentées via des structures lumineuses géantes, telles des lampions illuminant la nuit. Un spectacle peu courant dans la capitale, donc.

Arrivés sur place, et après avoir profité d’une chouette projection dynamique sur la façade de la galerie de paléontologie en guise d’introduction, il nous aura fallu faire la queue une demi-heure avant de prendre nos billets d’entrée, les réservations en ligne le jour-même n’étaient pas possibles. Puis nous fumes enfin accueillis par le gigantesque portail du Monde Jurassique, et surtout l’effrayante cohue des visiteurs, amassés sur l’unique trajet d’entrée du parcours. La grande majorité s’arrêtait pour prendre des photos devant les premières structures lumineuses, celles des dinosaures, il fallait alors s’armer de patience et de calme pour espérer en profiter.

Ce qui n’augurait rien de bon pour la suite n’était en fait qu’un mauvais moment à passer, puisqu’assez rapidement, après avoir ensuite vu les espèces disparues en raison de l’activité humaine, le trajet se divisait finalement à travers les allées, ce qui permit aux visiteurs de mieux s’éparpiller. Nous étions désormais en mesure de profiter des installations et de l’ambiance dégagée par le parc plongé dans l’obscurité, et éclairé quasi exclusivement par ces animaux aux couleurs chamarrées.
Nous nous trouvions alors dans la partie dédiée aux espèces menacées d’extinctions, avec en toile de fond l’imposante structure de la Grande galerie de l’évolution au loin. Il était alors temps de se diriger vers la ménagerie.

Pour cela, il nous aura fallu traverser un gigantesque requin blanc (long de 30 mètres de la tête à la queue), brillant lui aussi de mille feux. Apparaissait alors une nouvelle arche qui nous conviait à pénétrer la ménagerie. Nous y découvrions cette fois-ci la diversité du monde animal actuel. Pour les connaisseurs du lieu, on réalisait alors avec plaisir et amusement que les animaux représentés correspondaient pour beaucoup à ceux qui résident véritablement dans le parc animalier, et que ces structures étaient en outre situées à côté de leurs habitats respectifs

à l’intérieur du grand requin blanc

Bien que le parcours y était également fléché, il était tout à fait possible de déambuler dans la ménagerie comme bon nous semblait, pour ne laisser aucune scène de côté : un grand nombre d’allées y étaient décorées. D’ailleurs, les illuminations animales (dont certaines se révélaient animées) ne furent pas la seule source d’émerveillement : de nombreuses structures végétales étaient aussi présentes, elles aussi superbes et colorées. Pour compléter le tout, il était même possible d’apercevoir dans la pénombre certains des résidents des lieux, comme les pandas roux au sommet de leurs branchages ou encore les flamands roses , toujours aussi tapageurs.

Au final, j’ai été plutôt surpris par le temps que l’on pouvait passer sur le parcours, si l’on souhaitait ne rien laisser de côté. D’autant que certaines installations très plaisantes n’étaient pas nécessairement sur le trajet principal. Tant mieux, cela incitait à la flânerie.
En revanche, alors que ce festival de lumière semblait vouloir mettre en exergue la fragilité du monde animal face aux menaces auquel il doit faire face, et ce jusque dans son titre, il est vraiment dommage de ne pas avoir trouvé tout au long du chemin plus de panneaux et d’explications pour accompagner les structures, aussi belles étaient-elles. Cela aurait pu aider à mieux éveiller les consciences des très nombreux visiteurs.
Pour autant, et au-delà de premiers instants un peu décourageants, Espèces en voie d’illumination était une expérience assez rare et féérique, au succès mérité, que je suis content d’avoir parcourue.

P.S. : mon appareil photo est tombé à cours de batterie au moment d’entrer dans la ménagerie, les photos illustrant l’article ont toutes été prises avant.

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